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Tanganyika : le haricot au cœur d’une stratégie nutritionnelle et économique provinciale

Une réunion de haut niveau s’est tenue au Tanganyika autour des politiques nutritionnelles visant à promouvoir le haricot comme aliment stratégique. Autorités provinciales, experts techniques et partenaires ont convergé pour renforcer la sécurité alimentaire et lutter contre la malnutrition à travers le projet B4WE.


La province du Tanganyika a accueilli une réunion stratégique de haut niveau consacrée à la promotion du haricot en tant que levier nutritionnel et économique. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Beans for Women Empowerment » (B4WE), mis en œuvre par l’Alliance Bioversity International et le CIAT (PABRA), avec l’appui d’Affaires mondiales Canada.


L’activité a réuni plusieurs acteurs clés, notamment le Président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, des députés provinciaux, des membres du Gouvernement provincial (Agriculture et Santé), ainsi que des services techniques tels que PRONANUT, PNSSU, INERA, SNV, SENASEM, l’Inspection de la Santé et celle de l’Agriculture.

À l’issue des échanges, des recommandations ainsi qu’une note de plaidoyer ont été officiellement remises aux députés provinciaux pour examen et action.


Dans son allocution, le Président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, Cyril Kimpu, a salué l’importance du projet B4WE dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la santé des populations. Il a mis en avant la richesse du haricot biofortifié en micronutriments essentiels, notamment le fer et le zinc.


« Le haricot, en tant que culture stratégique riche en nutriments essentiels, représente une opportunité majeure pour améliorer la santé des populations, lutter contre la malnutrition et renforcer la résilience des systèmes agricoles », a-t-il déclaré.


Il a également souligné que cette initiative s’aligne avec la vision du gouvernement central, telle qu’exprimée lors de la 13? session de la Conférence des gouverneurs tenue à Bandundu, axée sur la transformation agro-pastorale et halieutique, le développement rural et la connexion aux marchés.


Abordant la dimension sociale, le président de l’organe délibérant a insisté sur le rôle central des femmes dans la chaîne de valeur du haricot.


« Soutenir ce secteur, c’est aussi renforcer l’autonomisation des femmes, valoriser leur contribution au développement et créer un cadre institutionnel propice à la production, la transformation et la consommation du haricot », a-t-il conclu.


De son côté, Napoléon Kajunju, chercheur et responsable de la composante nutrition à l’Alliance Bioversity-CIAT, a indiqué que cette rencontre a permis d’engager une réflexion approfondie sur les politiques et stratégies, tant nationales que provinciales, en vue de positionner le haricot comme aliment stratégique. Il a également évoqué l’importance d’intégrer ce produit dans les programmes de cantines scolaires pour améliorer la nutrition des enfants.


Cette initiative s’inscrit pleinement dans les efforts visant à promouvoir une agriculture nutritive, inclusive et durable, au service du développement du Tanganyika.


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