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Uvira : des groupements d’intérêt économique formés au marketing digital pour conquérir le marché local

À Uvira, dans la province du Sud-Kivu, quatorze groupements d’intérêt économique (GIE) viennent d’achever une formation axée sur la conquête du marché local et l’utilisation du marketing digital.


L’atelier, organisé dans la salle de l’Association des enfants et jeunes travailleurs (AEJT) à Kavinvira, s’est clôturé ce vendredi 6 mars.


Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Qualipro, soutenu par la coopération allemande GIZ et mis en œuvre avec l’appui de plusieurs services étatiques. L’objectif : renforcer les capacités des petits entrepreneurs locaux afin de mieux structurer leurs activités et améliorer la visibilité de leurs produits sur le marché.


Selon Maurice Songela, chef de programme de l’Association des enfants et jeunes travailleurs d’Uvira, la formation a ciblé 14 groupements d’intérêt économique évoluant dans différents secteurs de production. Elle visait notamment à faciliter leur collaboration avec six services publics impliqués dans l’encadrement des activités économiques.


« Il s’agissait surtout de sortir ces groupements de l’ignorance administrative et de réduire les tracasseries auxquelles ils sont parfois confrontés. L’idée est de leur permettre d’identifier les services officiels avec lesquels ils doivent réellement collaborer », explique-t-il.


Durant plusieurs jours, les participants ont été initiés aux techniques de promotion commerciale, notamment à travers l’utilisation des réseaux sociaux. Pour de nombreux bénéficiaires, cette formation constitue une étape importante dans la modernisation de leurs activités.


« Nous avons compris qu’après la production, il faut aussi savoir comment vendre et promouvoir nos produits. Les réseaux sociaux peuvent nous aider à toucher davantage de clients », confie l’un des participants.


Les bénéficiaires ont également plaidé pour un changement de posture de certains services publics chargés de la fiscalité et de l’encadrement économique. Ils appellent ces derniers à privilégier l’accompagnement et la sensibilisation plutôt que l’intimidation.


« Nous souhaitons que les services d’assiette collaborent avec nous et nous montrent comment bien travailler, au lieu de venir uniquement pour nous intimider », ont-ils recommandé à l’issue de l’atelier.


Dans une région où l’économie locale repose largement sur les petites initiatives entrepreneuriales, les organisateurs espèrent que ce type de formation contribuera à renforcer la résilience économique des communautés et à améliorer l’intégration des producteurs locaux dans les circuits de commercialisation.


La clôture de cet atelier marque ainsi une étape supplémentaire dans l’accompagnement des acteurs économiques locaux vers une meilleure structuration et une présence accrue sur les marchés, y compris numériques.



Par Cedrick Bendera