Guerre à l'Est: Kinshasa et l’ONU condamnent des attaques meurtrières contre civils et humanitaires
Les autorités de la République démocratique du Congo et les Nations Unies ont condamné les violences survenues mercredi 11 mars dans la ville de Goma, dans l’est du pays, après des explosions qui ont fait plusieurs victimes, dont une humanitaire.
Dans un communiqué, le gouvernement congolais indique avoir pris connaissance des explosions survenues à l’aube dans la capitale provinciale du Nord-Kivu. Ces incidents ont provoqué des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Kinshasa a notamment confirmé la mort de Karine Buisset, une ressortissante française employée par UNICEF en RDC.
Le gouvernement congolais a exprimé sa « profonde tristesse » et adressé ses condoléances à la famille de la victime, au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire.
De leur côté, les Nations Unies, à travers la MONUSCO ont également dénoncé une escalade de la violence.
Selon le chef intérimaire de la mission, Bruno Lemarquis, ces attaques notamment menées à l’aide de drones ont causé la mort d’un membre du personnel des Nations Unies et de deux civils, tout en endommageant plusieurs habitations.
L’ONU condamne fermement l’utilisation d’armes susceptibles de mettre en danger les populations civiles et rappelle que les attaques visant le personnel des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.
Les autorités congolaises affirment que les circonstances exactes de ces incidents font l’objet d’enquêtes.
Kinshasa accuse par ailleurs le Rwanda d’agir à travers ses alliés de l'AFC/M23 dans l’est du pays.
Face à cette situation, les Nations Unies appellent toutes les parties à cesser immédiatement les violences, à respecter le cessez-le-feu et à privilégier la voie du dialogue afin de protéger les populations civiles déjà fortement affectées par le conflit dans la région.
Par Cedrick Bendera
