Attaque de drone à Goma: une agent de l'UNICEF tombe, la Belgique réagit.
La mort d’une humanitaire française a ravivé les inquiétudes autour de la sécurité des civils et du personnel humanitaire à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette dernière a perdu la vie à la suite d’une attaque de drones survenue tôt ce mercredi matin dans cette ville déjà marquée par un contexte sécuritaire fragile.
La victime, Karine Buisset, humanitaire d’origine française travaillant pour le UNICEF, a été tuée lors de ces frappes qui ont visé plusieurs zones de la ville, notamment aux abords du lac Kivu.
Selon des habitants du quartier, deux drones auraient été lancés vers 4 heures du matin. L’un serait tombé dans les eaux du lac, tandis que le second a frappé une maison privée. L’explosion a provoqué une vive panique dans plusieurs rues voisines, réveillant brutalement les habitants.
Dans la journée, le président français Emmanuel Macron a confirmé la mort de l’humanitaire française. Il a appelé au respect du droit international humanitaire et à la protection des travailleurs humanitaires « qui s’engagent pour sauver des vies ».
Sur le plan politique et militaire, les responsabilités de cette attaque restent contestées.
La rébellion de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars accuse les autorités de Kinshasa d’être à l’origine de ces frappes de drones. Pour l’heure, le gouvernement congolais n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations.
La situation suscite également des réactions sur la scène internationale. La Belgique a exprimé son inquiétude face à la recrudescence de ce type d’attaques.
Dans une réaction, les autorités belges affirment constater « la multiplication de ce type d’attaques en violation du cessez-le-feu menées par toutes les parties ces derniers temps ».
Par Cedrick Bendera
